mardi 2 août 2016

The 4100D Nozawaonsen


Dimanche 17 juillet. Dernier trail avant le grand rendez-vous mais également dernière course de l'été, passé la mi-juillet j'atteins ma limite, trop chaud et trop humide dans le rouge dès le départ. Le japon a cela de particulier, un climat que je qualifierai de clément pour pas dire franchement sympathique toute l'année pour peu que l'on reste dans le Kanto, mais un été assez rude à passer...pour ma part.
The 4100D est une course dont l'organisation est un peu en retrait des précédentes, plus "amateurs" pourrait on dire, effectivement pas de t-shirt finisher, pas de tête d'affiche, des frais d'inscription moindre mais pour autant loin d'être une course au rabais:
Les données numériques:
65 km
4100m D+
4100m D-
Temps max: 20h00
Tracé: 3 boucles de 23,14 et 28 km.
Trail: 59%
Inscription: 17 000 Yens
Nombre de places: 600
Parallèlement au 65km, deux courses se déroulent dans l'intervalle chacune sur une section différente la 14 et la 23. A noter que le 65 peut également être couru en relais.


Nozawaonsen, est à la fois réputée pour sa station de ski l'hiver et ses onsens toute l'année. On est un peu sur le même portage que la Spatrail, faire venir les foules le temps d'un week-end pour booster le village durant l'été. Un KV a également lieu la veille. Situé à 250km de Tokyo, il faut compter 5 heures de route au bas mot.



Arrivé tranquillement la veille pour le retrait des dossards, l'atmosphère est pépère. Comme toujours des étales de matériels aux couleurs des grandes marques côtoient des produits locaux, ce qui ne cesse de m'arracher un sourire. Mon dossard en échange de mon nom et me voilà dans le gymnase, chaussures à la main, pour assister au briefing.
Le tracé est expliquer avec beaucoup de soin et les zones dangereuses (rendues glissantes à cause de la pluie) maintes fois signalées et effectivement cela s'avèrera justifié. On aura également droit à la partie "mef' aux ours", si toutes les courses jusqu'ici imposaient la clochette mais sans plus, là on te fait bien comprendre que t'as toutes les chances d'en saluer un voir de le photographier (ce que certains s'arrêtent pour faire avec leur téléphone, 1er éclats de rire dans la salle). Allant même jusqu'à la conduite à tenir en cas de rencontre, surtout ne pas fuir, des mouvements lents... et si il se rapproche de trop, du genre que vous le sentez bien vous croquer la guibole alors..... fuyeezzzzz !!!  Deuxième éclats de rire francs dans la salle, tout le monde se marre..... ok ! si vous le dites  ;o)
De ce que j'en comprends le tracé est rendu difficile par les mauvaises conditions climatiques, pas mal de zone à risques. De toutes les façons pas le choix, on verra sur place, avec 20 heures de temps de course ça doit pouvoir se gérer. Gros niveau technique ou grosse marge pour permettre au maximum  de finir ? ce sera la surprise.

La nuit se passera tranquille dans le van dans un "Michi no Eki". Y a pas à dire ces petites aires de stationnement sont une aubaine pour le voyageur itinérant, totalement sûre, gratuite, bien équipée, elles permettent de bien réduire la facture quand on s'aventure régulièrement sur les routes. Seul défaut, les échoppes ferment vers 18h00, c'est souvent un peu juste, notamment quand on assiste au briefing comme dans mon cas, mais pas de soucis y a toujours un "kombini" pas loin pour subvenir au dîner et au petit dej'.
05h00 réveil, le temps de se faire un café, d'avaler ce qu'il faut, de s'habiller et direction Nozawa-onsen à 10 mn. Là le parking est ouvert et des navettes attendent les coureurs pour les emmener jusqu'à la ligne de départ. Modeste la course mais toujours bien organisée.

Le départ est à 07h00. Le temps est à la pluie comme prévu mais pour l'instant ça se tient.

542 inscrits, sans compter les équipes en relais, c'est sympa, ça se gère bien. Tout le monde se présente tranquillement au départ, pas de coude à coude, on croirait partir en ballade en famille. Des tambours pour mettre l'ambiance et la course est lancée.


Ce coup-ci j'ai encore pris les devants pour m'assurer de l'air et partir à mon rythme, mais finalement ce n'était pas particulièrement nécessaire. On a de la place et le peloton s'étire très vite. Fort heureusement car rapidement on attaque par la traversée du village, les axes deviennent étroits entre les spectateurs et les étales du marché, le charme est au rendez-vous, on tape dans les mains des enfants, les spectateurs sont riches d'encouragements...on en oublierait presque qu'on part pour 65 bornes.

Pittoresque, intense mais bref, on fini par remonter en direction du stade pour attaquer le dur et comme cela ne suffisait pas la pluie s'invite enfin à la fête.
La les choses deviennent vite très rock and roll, au sens propre du terme, ça grimpe, ça glisse, ça flotte, ça traverse des cours d'eau, ça sent bon le challenge relevé, les 20h semblent justifiées. La descente sera à l'image de l'ascension, l'adhérence en moins, gare aux chutes elle font très mal. la première section s'achève sans mal, mais les deux autres sont identiques va falloir gérer mignon.
Le temps de se ravitailler et ça repart pour le 14, qui lui aussi prend les allures de son cadet, ça grimpe et ça glisse... mais moins fort. Par contre je suis tout seul depuis le ravito, aucune idée de mon classement mais les intervalles semblent déjà énormes entre les coureurs. Je me fais bien dépasser mais ce sont les challengers du 14 km partis à 10h00, tout frais et tout légers.
Arrivé au sommet, un peu moins de la mi-course, le tracé va prendre une toute autre couleur et devenir beaucoup plus fade et par certain coté ennuyeux. Il faut dire que la barre avait été placée haute dès le départ ce qui marque d'autant la rupture. Et il en sera ainsi jusqu'à la fin. La pluie a cédé sa place au soleil, la température augmente et avec elle l'humidité du sol. Génial, tout ce que j'aime.
Je vais malgré tout me taper un bon coup de moins bien dans le dernier tiers, trop confiant une nouvelle fois dans les ravitos, j'accuse une carence en pleine ascension comme aux deux précédentes courses. Les choses repartiront malgré tout assez vite après avoir dévoré la quasi totalité de ce que je transportais. Mais tout même, je gère mal à moment donné et il faut que j'en tire les leçons rapidement.
Au final, j'achève la course, comme toujours, heureux d'avoir fini, mais lassé des derniers kilomètres. L'euphorie, réelle, du départ a cédé sa place à la déception, et l'envie d'en finir rapidement. C'est dommage car le tracé regorge de vrais petites perles techniques, et je m'aventurerais presque à dire qu'en inversant simplement l'ordre des sections, l'intérêt de la course en serait totalement modifié car crescendo dans sa difficulté avec un final en apothéose. Mais il est facile de critiquer, je ne connais pas les contraintes de l'organisation, les deux autres courses en décalé y sont peut être pour quelque chose.
Ou sinon dernière solution, ne s'inscrire que pour la section 23km, et tout donner. Là y a moyen de se faire mal.
Résultat;
09h43'51"
42ème classement Homme

En tout cas maintenant place au repos en attendant l'UTMF.

Le site.

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