mardi 13 septembre 2016

UTMF J-10


Et voilà l'heure de la grande messe va bientôt sonnée.
C'est sur les doigts que tout cela se compte dorénavant et force est de constater que la pression augmente de façon inversement proportionnelle au nombre de jours restant....... en gros ça stresse un peu quoi 😅.
Et comme je déborde de générosité, j'ai pensé que partager un peu ma prépa' ne ferait de mal à personne.

Donc histoire de bien commencer, parlons "Bouffe"...pardon "Alimentation". Nul ne l'ignore c'est le nerf de la guerre mais également la grosse faiblesse de nombreux trailers, ou tout du moins de moi c'est un fait. 
Pour avoir subit l'an dernier mon premier abandon en course sur la Sky View Yamada Noboru Mémorial Cup, à cause d'une gestion de mon alimentation totalement...chaotique, voire même inexistante, et avoir souffert cette année de quelques passages à vide, c'est avec plus de maturité que je vais abordé cet UTMF...enfin j'espère.

J'ai donc fait mes emplettes l'autre jour, afin de compléter et d'étoffer ce que je possédais déjà dont pas mal de produits Isostar que j'ai pu tester au cours de mes Trails précédents (merci à E-motionTrail et Isostar pour le coup, car au Japon la marque est introuvable) et dont j'ai gardé certains sous le coude en prévision.
Je suis donc partit sur une base de 2 kits identiques, composés pour moitié de solides et de gels, étant donné que l'on bénéficie d'un drop bag au kilomètre 99 à Kodomo no Kuni. 
Le saussbac au centre c'est ma botte secrète pour les moments difficiles. Découpé en dés et dissimulés au fond du sac, je les sors quand rien ne va plus et c'est miraculeux, c'est dans la tête que la magie opère, gras et très salés, c'est une grosse bouffée d'air frais et un énorme coup de pieds au cul qui se produit, trust me.
Le package Isostar en haut je me le garde pour la mi-course (kodomo no kuni), en guise de petit déjeuner avec si tout va bien niveau timing, le lever de soleil en prime. Les Crunchy Crackers, saveur Jambon Fromage, sont une des bonnes surprises du package "Ambassadeur" mais trop fragile pour les emporter je les dégusterai plein et entier durant le break. 
Les petits bidons vont me servir à emporter la poudre d'hydratation "Hydrate & Perform" afin de me constituer des mélanges aux différents points d'eau. Les proportions seront inférieures aux recommandations mais quand on doit tout porter des choix s'imposent. Et cela fait également partie du challenge des traileurs "sans assistance"😜. Je n'avais jamais utilisé de solution d'hydratation jusqu'à présent, me contentant d'eau plate et de temps en temps de ce qui est proposé aux ravitos. Après avoir étudier la question et tester celle qui m'a été proposée, il faut admettre que l'effet est perceptible et le gain au rendez-vous... il était temps de s'y mettre me direz-vous, mais la maturité arrive avec l'âge voyons😘. Je jonglerai donc avec deux flasques souples de 500ml chacune, alternant eau pure d'un coté et solution d'hydratation de l'autre, en prise régulière toutes les 15 minutes. 1 litre pour relier les différents points d'eau, c'est le minimum réglementaire et va falloir gérer. J'ai travaillé la technique et à l'étude du parcours ça devrait passer. A ce propos, il est à noter l'augmentation du nombre de "Water station" et "Aid station"  sur le tracé depuis les éditions précédentes. Il y deux ans sur la STY, petite soeur de l'UTMF, 2 litres d'eau ne m'avait pas suffit entre deux points d'assistance.
Les barres "ovomaltine", importées maison de France, me conviennent parfaitement, certes un peu pénible à manger, qui oserait dire le contraire, mais légère à transporter et je ne m'en lasse pas.
L'équilibre n'est peut être pas parfait mais je prends également en considération mes préférences et les rejets du sucré par l'organisme à mesure que les kilomètres défilent. Parmi les gels un parfum qui s'impose et qu'on ne trouve qu'ici, c'est "Umé" pour Umeboshi. La prune salée, qui d'ailleurs est proposée aux ravitos, demande une certaine accoutumance, en générale la première fois c'est un refus catégorique de la part du novice, tout comme le Nattō, autre spécialité culinaire nippone. Mais avec l'habitude on apprend à l'apprécier et là aussi, croyez moi, c'est une tuerie, ça fait un bien fou et on les dévore à chaque ravitaillement.

Donc alternance de sucré et de salé, la base quoi, au rythme d'une prise par heure, avec en prime les ravitaillements considérés comme un bonus, voilà qui conditionne le chrono et le sac à dos. Va pas falloir craquer niveau rythme sinon ça pue la disette à plein nez.

Maintenant la prochaine étape c'est de faire cohabiter tout ça dans le sac avec le matériel obligatoire.

See you.



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