mercredi 30 mai 2018

Ultra Trail Mount Fuji 2018, le Graal au bout du chemin.


1 an et demi après la déception d'une édition 2016 rabotée pour cause de conditions météo défavorables, une année 2017 blanche pour cause de changement dans le calendrier de l'épreuve, 2018 signait le retour, au mois d'avril, de l'épreuve phare du Trail running au Japon.

Ce serait mentir de nier que cette édition était pour le moins attendu, les courses à fort potentiel de points sont rares, et celle-ci s'inscrit clairement comme un passage obligé pour qui aspire à se lancer sur l'UTMB.
Me concernant, l'UTMF représente l'aboutissement d'un process de progression dans le Trail, entamé à mon arrivée au Japon il y a bientôt 5 ans. Finir cette course était clairement devenu mon but, ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais strictement rien, l'idée m'est venue un beau jour pour ne jamais me quitter.
En 2016, j'étais clairement à fond dedans, j'en veux pour preuve tous les posts pré-course. Cette année c'était plutôt en dilettante. J'ai maintenu l'entrainement durant l'hiver mais sans casser la baraque, avec une accentuation coté dénivelé 2 mois avant l'échéance. Il faut dire que j'étais pas mal (pré-)occupé par ma reconversion professionnelle, et donc beaucoup moins dans l'esprit de la course. D'autant que je m'étais engagé vis à vis de la Team GlobeTrailers Raidlight pour les accueillir à la station (le petit truc que j'ai mis sur pied) en prévision de la participation d'Antoine Guillon et Christophe Le Saux, sur, respectivement, l'UTMF pour l'un et la STY pour l'autre. Pourquoi faire simple effectivement alors qu'il est tellement facile de se compliquer la vie au risque de tout compromettre, mon objectif personnel et mes débuts professionnels. Mais il n'était pas question de lâcher l'un au détriment de l'autre, il faut juste apprendre à gérer, car comme on dit dans mon ancien milieu: c'est formateur.
Donc voilà, j'aborde l'UTMF serein, sans pression, avec l'unique objectif de le terminer, ce qui me permet au final de rester concentré et disponible pour mes hôtes, me convaincant que j'aurais largement le temps durant les longues heures de courses qui m'attendent de me lobotomiser le cerveau pour me convaincre d'avancer et d'aller au bout. Nul besoin de se torturer avant même d'avoir commencer, c'est de la fatigue inutile.
Et puis il aurait été stupide de gâcher l'opportunité qui s'offrait à moi de partager le quotidien de coureurs émérites. "Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose" comme disait Emmanuel Buriez, un gars dont tout le monde ignore le nom autant qu'il connait la citation.
L'avantage qu'il y a avec des coureurs dont ce genre de courses est le pain quotidien, c'est qu'ils les abordent simplement, ils les connaissent et se connaissent, donc pas de stress. Et par voie de conséquence, cela a un effet apaisant pour le noob que je suis. En effet, à l'inverse, si j'avais été  entouré d'amateurs comme moi, à ne parler que de ça, à supputer des heures sur des stratégies sans fondements, la tension nerveuse aurait été à son paroxysme. Tandis que là, rien, queue, nada, et c'est plutôt cool. D'autant qu'il faut bien reconnaitre qu'Antoine et Christophe forment un sacré binôme. Je n'en dirai pas plus, mais je me suis bien marré.
Mais revenons-en à la course. 2018 c'est donc le retour de l'UTMF mais également la refonte de son tracé. Fini la boucle autour du Mont Fuji, qui en faisant l'attrait principal, il faudra se contenter d'un trois quart de tour avec boucle retour pour compléter le dernier quart. Quoi ? Mon explication n'est pas clair.....pourtant ils font les mêmes en politique et personne dit rien.... Ok, alors voici le tracé:
Selon les explications qui m'ont été fournies, c'est l'impossibilité d'avoir des chemins de contournement en cas de force majeur (cf l'édition 2016) sur la partie manquante qui ont conduit la direction de course à choisir ce nouveau tracé. Ce qui en soit est plutôt louable si l'on veut un temps soit peu préserver la course et les coureurs. Personnellement ce tracé ne pouvait que me ravir, ma petite station (www.3776d.com) se trouvant à quelques enjambées de A7 - Yamanakako. En des termes plus clairs, la dernière portion de la course passe en plein dans mon fief. Et je n'en suis pas peu fier d'autant qu'il s'agit de la partie la plus ardue de la course. Oui je m'auto-spoile (si si ca existe), mais clairement c'est là que tout commence....ou que tout fini au choix....enfin j'me comprends, à partie du 120ème kilomètre. Un conseil pour les prochains, gardez en sous le capot vous en aurez besoin.
Donc oui, je suis aux premières loges pour reconnaitre le tracé, je n'ai qu'un seul mot: n'y changez rien messieurs de l'orga.
Donc nous voilà, vendredi prêts à prendre le départ. Ha oui, autre nouveauté, la STY, qui initialement partait le lendemain, démarre dorénavant 3 heures avant l'UTMF, ce qui nous donne:
Vendredi 12h00, départ de la STY et 15h00 départ de l'UTMF. Tout ce beau monde s'élance depuis Kodomo no Kuni (initialement départ de la STY et mi-course de l'UTMF quand celui-ci faisait la boucle). Les plus perspicaces comprendront vite que la tête de course de l'UTMF va très tôt rattraper la queue de peloton de la STY. Et contre toute attente ça passe nickel, le fair play des plus laborieux laissant la part belle aux audacieux, on se trouve nullement gêné.
Pour les candidats à la grande boucle, qui n'en est plus une, le calcul est rapide, avec un départ à 15h00 et une nuit qui tombe vers grosso merdo 19h00, la première ascension se fera à la frontale. Pour ma part, le calcul était presque bon, à cela près que j'ai avalé la première montée avant la nuit, par contre c'est au début de l'ascension que j'ai rattrapé les plus à la peine de la STY. J'avais mal pour eux. Je l'avoue j'ai pas mal tartiné les 30 premiers kilomètres, mélange d'euphorie et de tension, j'étais galvanisé au point de m'envoyé de l'adrénaline sur commande. L'idée principale étant de profiter au maximum de cette partie roulante pour s'exfiltrer de la meute et pouvoir in fine grimper solo. Toutefois je gardais suffisamment de raison pour ne pas me griller. Clairement tout se passait bien, la première crête de nuit et dans le brouillard compliquant légèrement la tâche, mais sans être insurmontable. Petite anecdote, quand je vous parlais de dilettante au début, j'ai donc pris le départ sans mon traditionnel petit mémo avec le dénivelé et les ravitos.....ce dont je me suis aperçu une fois lancé. Et bien bingo j'ai cafouillé dès le A1, convaincu qu'il y aurait A2 avant de commencer à grimper, résultat j'ai bien failli me planter sur mes rations de flotte. Heureusement la nuit aide énormément et les conditions météo étaient parfaites, avec ce qu'il faut de fraicheur. Ce qui semble-t-il n 'a pas été du gout de tout le monde, les notions de frais et de froid étant très subjectives. Mais donc voilà, première boulette sans gravité. Je rejoins A2 Fumoto sans encombre au bout de 50 km et 7h20 d'effort. Un poil sommeil, je m'attarde un peu et fini par me refroidir m'obligeant a enfilé la veste de pluie, qui ne me quittera plus de la nuit. 
La première difficulté apparait pendant l'ascension du second col, une petite hypo des familles avec le petit spot vert en plein milieu de la rétine, de nuit c'est quand même vachement pas pratique. Etonnamment je pense avoir bien géré mon alimentation, donc je ne m'explique pas le phénomène mais il est bien là. Je pousse jusqu'au sommet à Ryugatake. A ce point STY et UTMF se séparent brièvement avant de rejoindre A3 Motosuko. Je profite de la scission et du calme qu'elle procure pour me poser et taper dans mes ressources magiques: petits pains (バターロール) charcuterie. Quel bonheur, ca fait un bien fou, je savais pertinemment que cette "surcharge" aurait toute sa justification à un moment donné. L'effet est immédiat, la patate revenant  je repars gentiment et s'agissant de la phase descendante en direction du ravito, la foulée s'allonge à chaque pas. Malgré ce regain d'énergie, je ne rechigne pas à la pause. Comme je le disais je n'ai aucun objectif si ce n'est finir, donc le chrono m'importe peu. Le prochain objectif A4 Shojiko, est symbolique, c'est la que nous attend le Drop Bag bien que nous n'ayons pas encore atteint la mi-course. Physiquement je suis bien, je n'ai même jamais été aussi bien après 65 bornes. Aucune douleur musculaire ni articulaire, par contre j'ai la plante avant des pieds en feu, c'est nouveau. 
A4 arrive sans encombre, un début de ras le bol mais qui se gère, les vêtements secs y font beaucoup et surtout le jour va bientôt se lever, psychologiquement ça aide énormément d'autant que j'adore cet instant, la sortie des ténèbres, un vrai trip de gosse.
En 2014, lors de la STY, je prenais ce clicher. Le soleil venait de se lever et l'arrivée était à portée de main
2018, me revoilà au même endroit au même moment mais cette fois-ci c'est la mi-course. Que de chemin parcouru depuis, tout un symbole.

Par contre, revers de la médaille, juste avant de rejoindre A5, les chemins de la STY et de l'UTMF se séparent définitivement cette fois, signe de libération pour les uns et débuts des hostilités pour les autres. C'est la mi-course, l'heure est à l'introspection car les choses sérieuses commencent. Le soleil brille avec une chaleur doucereuse qui petit à petit se fait "bien" sentir". Mes pieds sont en feu, pas de raison que ca change. La journée va être longue. La portion A5-A6 est majoritairement sur route et donc relativement ennuyeuse, à l'exception de la traversée du temple Fuji Sengen (冨士浅間神社) très agréable en cette heure matinale. L'arrivée en A6 Oshino sent bon l'écurie, non que l'arrivée soit proche, mais je suis en terrain connu, me voilà chez moi. Je connais le tracé par coeur, y a plus qu'à assurer et relancer. Sauf que, bah non en fait, ça s'arrête là. Fierté oblige j'espérais briller sur mes terres, je vais faire mieux, je vais carrément exploser.....🤯. Débute une longue et douloureuse agonie jusqu'à A7 Yamanakako. Seul point positif je sais exactement ce qui m'attends me permettant ainsi de gérer en conséquence. Arrivé au mont Ishiwari, je "pause" un instant avant d'attaquer la descente qui mène au ravito. Dur dur, j'ai 125 bornes dans les pattes, mon record personnel est dépassé, je suis dans l'inconnu et ça pique. 1 km avant d'arriver, j'aperçois au loin une silhouette qui ne m'est pas inconnue, mon pote Edouard qui vient a ma rencontre. Première fois dans toutes mes courses qu'une telle chose se produit, j'ai toujours couru seul jusqu'à présent. Quel plaisir à cet instant de voir une tête connue, d'échanger quelques paroles, et de trottiner ensemble.......j'en oublie momentanement ma condition et retrouve le moral.
Je profite de ce 7eme ravitaillement pour reprendre des forces car sachant ce qui m'attends après et vue mon état, je n'ai aucune idée du temps que je vais mettre avant de rejoindre le prochain.
Finalement je repars, repu, cherchant Edouard du regard qui m'attend discrètement quelque part pour faire un bout de route ensemble. L'ascension vers Teppogi no Atama (鉄砲木ノ頭) débute, je suis au plus près de ce que je nomme la Station, mon chez moi, et là, à ce moment précis, j'explose.
Plus du jus, plus rien, j'avance comme un vieux sans son déambulateur, l'estomac est chargé et ne digère rien de ce qu'il vient de recevoir, c'est la misère. Edouard, qui se tient à distance pour ne pas enfreindre les règles, en profite pour faire son petit shooting photo, le contraste est saisissant.
Une fois au sommet, seule solution, poser mon cul et récupérer. Je n'ai aucune idée du temps que j'y passe (25 minutes après études des données GPS), mais l'effet est salvateur, l'estomac se libère, moralement et physiquement je sors du gouffre dans lequel je venais de sombrer. Je repars enfin, remerciant mon camarade pour son soutien, et m'engouffre sur le single qui nous ramènera à Ishiwari Yama juste avant de descendre sur A8 Niju-Magari. A mesure que je progresse, allure et fraicheur reviennent, les kilomètres restant s'amenuisent, y a pas photo le finish est à ma portée.
A8, déjà 26 heures de courses, la difficulté qui nous fait face justifie de ne pas s'attarder, j'ai peut être une chance de passer avant la tombée de la nuit, et c'est .......hautement préférable. Pour faire simple et sans spoiler, le mont Shakushi, qui est l'objectif de ce tronçon, ne requiert pas vos jambes, mais vos......bras. Autant dire que je plains ceux qui le feront dans l'obscurité. Pour ma part, c'était giri giri comme on dit ici, allumant ma frontale au moment de basculer sur l'autre versant. S'en suit une interminable descente vers LE dernier ravitaillement, m'offrant l'opportunité de reprendre des secondes perdues. Sortit du sentier, pensant la pause au coin de la rue, c'est malheureusement encore un long slalom urbain qui nous attends avant de pouvoir profiter d'un dernier instant de répit. Je peste dans le noir, impatient que je suis de voir venir ce dernier ravitaillement. Mais comme tout vient à point à qui sait attendre, et bien tôt ou tard on fini par y arriver........ c'est beau comme du Cantona😜. Pas question de foncer tête baissée, considérant qu'il ne reste que 13 bornes. Il est 20h30, il fait nuit noire et un peu frais, ca fait trente heures que j'ai la tête dedans, je ne suis plus à 5 minutes. C'est alors, que posant mon sac, j'entends que l'on crie mon prénom, merde alors mon pote Edouard, puis suivront ma femme et ma fille. Voilà qui fait chaud au coeur. On discute un peu pendant que je me restaure, dégustant un bol de nouilles que ma fille s'empresse tout naturellement de me taxer, comme si nous étions en ballade dans le coin. Les gosses j'vous jure. Finalement je me dis qu'il est peut être préférable que j'y aille avant qu'elle me réclame autre chose. Et me voilà repartit pour la der. Edouard trottine à mes cotés jusqu'à l'entrée du sentier, il me lâche....maintenant c'est certains rendez-vous à l'arrivée. Il reste une dizaine de kilomètres et un unique col, tu grimpes un bon coup et après roue libre jusqu'à l'arrivée. Seulement voilà, comme souvent, y a la théorie ..... et la pratique, et entre les deux vient s'immiscer un impondérable: le sommeil. Voilà 37 heures que je suis éveillé, fallait bien que le corps cherchent à un moment ou à un autre à roupiller. Et bien nous y voilà. Hallucinations et assoupissement debout vont rythmer ma progression durant 7 km, m'obligeant à m'assoir régulièrement quelques secondes sur le bas coté pour tenter de reprendre mes esprits. Ce faisant des concurrents, plus frais, me rattrapent. Puis repartant je tombe sur l'un deux, planté là au milieu du chemin, l'air hagard. Je lui demande si tout va bien, il me fais signe de poursuivre mon chemin tout en marmonnant.....je crois bien qu'il venait d'exploser en plein vol. Ce genre d'épreuve est pleine de surprise et un véritable test pour nos limites physiques et physiologiques. Quand vient enfin le sommet, je sais que la délivrance est proche mais encore faut il descendre sans encombre jusqu'au lac Kawaguchiko. J'espérais que ce moment me réveille, mais rien n'y fait, et pire maintenant il faut gérer avec l'incidence de la pente qui augmente la vitesse et donc la prise de risque. Ayant reconnu ce tronçon en 2016 avec Erwan, je m'évertue à tenter de me situer mais le souvenir est inversement proportionnel à l'obscurité régnante et je suis le premier surpris quand survient la route. Petit choc qui me réveille pour de bon cette fois, les kilomètres restants se comptent sur les doigts de la main, ça sent l'écurie comme jamais, un dernier effort. Les éclairages publics, les habitations, le bruit des voitures, tout ces petits signes qui prennent tant de sens et viennent se bousculer dans la tête, j'y suis, c'est bientôt terminé, une cavale de plus de trente heures prendra fin sous peu. Voici le lac, un dernier escalier à descendre, sous le feu des lampadaires, comme un artiste montant sur scène pour la dernière fois, j'en suis ébloui, véridique, le sentiment est énorme. Au loin, je peine a distinguer cette silhouette maintenant familière, le père Édouard est là, il est remonté à contre sens pour être sur de ne pas me rater. Ma joie est énorme, même si, a posteriori, je ne suis pas certain de l'avoir exprimée, je suis caisse et la plante des pieds me fait atrocement souffrir. Mon binôme s'amuse de mon allure de vieux, ce que je concède parfaitement. Pour autant et ce phénomène se vérifie à chaque fois, pas après pas, la vitesse augmente, le corps trouve encore de la ressource pour permettre de terminer dignement, m'offrant même le luxe de dépasser une concurrente sur le pont, avant d'être à mon tour croquer par un autre plus frais que moi. Je pense que j'aurais pu l'accrocher, mais à quoi bon, c'est pas à 200 mètres de l'arrivée quand tu viens de te bouffer 168 bornes que tu joues la gagne. Non carrément pas, je préfère savourer ce moment unique de satisfaction personnelle. Alors je me parle, ohh rien de nouveau à cela, mais voilà, c'est l'heure du bilan, la course s'achève dans quelques secondes, je me félicite de l'avoir fait, je jubile, je n'en reviens pas, c'est l'extase. A ce moment précis tu comprends que tout ce qui importe c'est cette victoire sur toi même. La famille, les amis, qui t'attendent pour te féliciter, ça te rend fier bien entendu et franchir la ligne est la meilleur réponse à leurs encouragements et sacrifices, mais ce n'est pas ça le meilleur. Ce que tu viens de vivre seul toi en a la pleine mesure, il n'y a que toi pour connaitre le fond du gouffre dans lequel tu es tombé et d'être aller au bout quand tous les signaux étaient au rouge, voilà ce qui te rend heureux.
Cela peut paraitre absurde voire disproportionné mais c'est pour vivre cet instant là que l'on fait tout ces efforts. Pour preuve, en écrivant ces lignes j'ai l'émotion qui m'envahit de nouveau, oui je le reconnais, j'en encore du mal à réaliser.
Je boucle enfin mon premier 100 miles, en 33h14'06'' et termine à la 150ème place au général, ce qui me satisfait d'autant plus. Durant cet épreuve j'ai maudis la terre entière et moi plus que le reste, jurant à qui voulait l'entendre que plus jamais ça....... oui mais ça c'était pendant car dès la ligne d'arrivée franchie je savais déjà que j'y retournerai. Une fois que l'on a gouté ce sentiment, on en redemande inévitablement. Chercher à tomber le plus bas possible pour mieux remonter et savourer.....mmhhh......."ce qui ne tue pas rend plus fort" pourrait être l'adage du finisher.
Mon objectif est accompli, j'ai couru et vaincu l'UTMF. Désormais je poursuivrai ma découverte des trails au Japon à un rythme moins soutenu car il faut que je consacre plus de temps à développer mon projet. Je reviendrai chercher l'UTMF d'ici quelques années, mais les prochaines éditions c'est en soutien des coureurs que je compte m'investir, à l'image de cette année avec la Team GlobeTrailers:  accueillir, héberger, guider et supporter les futurs candidats à cette superbe épreuve.
Cette édition était donc spéciale à plus d'un titre. Je remercie la Team GlobeTrailers de m'avoir fait confiance en séjournant à FOSS (www.3776d.com) ainsi qu'à Thomas Prud'homme de T3P. Un grand merci également à Raidlight Japon pour son soutien. Une pensée particulière pour Edouard, ma femme et ma fille venue m'encourager, moralement ça aide, je le reconnais. Et bien évidemment je témoigne toute ma gratitude à l'organisation et aux bénévoles qui ont ouvrés pour nous permettre de vivre cette expérience unique.

A BIENTOT.

MàJ: La vidéo de NHK World Japan:

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