dimanche 15 octobre 2017

L'échappée Belle - La course



L'échappée belle est une course hors norme. Oubliez tout ce que vous connaissez jusqu'à présent : sa beauté est à la hauteur de sa difficulté. Perchée dans le massif de Belledonne, vous traversez un ilôt minéral planté au cœur des alpages. Ici point de répit, c'est du binaire, ça monte ou ça descend, dans la roche et uniquement la roche.  

Vous mangerez du cailloux jusqu'à l'overdose dans un décor paradisiaque et une ambiance de feu. Mélange cruel de douleur et de bonheur, bienvenue chez « Saint Pierre », aux portes de l'enfer et du paradis.

Techniquement très éprouvant le parcours n’offre  aucun temps mort. Le dénivelé positif/négatif s’enchaine, sans aucune partie roulante susceptible de permettre un peu de récupération. Le corps et l’esprit sont en tension 144 km durant, rendant le Finish encore plus exaltant. 

Tous les coureurs participants sont unanimes. En France, il y a de grandes courses et de grands évènements à vivre dans sa vie de trailer comme l’UTMB et son sommet mondial du trail, et il y a « l'échappée belle ». 
Ici nul besoin de point qualificatif, le dossard est accessible à tous, juste l'envie de se dépasser sur un parcours dantesque comme « l'intégrale » (144 km & 11 100 D+), mais aussi « la traversée Nord » (85 km & 6 050 D+) ou « le parcours des crêtes » (47 km & 2 800 D+). Avec 600 dossards sur le grand tracé, la dimension est plus humaine et l'esprit plus famille qu'à l'UTMB.

En 5 ans cette course a acquis ses lettres de noblesse comme nulle autre, et c'est amplement mérité car elle ne faillit pas à sa réputation. J'y ai gouté et maintenant je ne songe qu'à y retourner pour la finir. Je voulais un défi fou pour mon passage en France, je suis comblé. Frustré mais comblé. J'y ai découvert les beautés de mon pays et cela n'a pas de prix. La montagne française est belle vue de l’échappée.
Toutefois ne vous y trompez pas. Quand les meilleurs bouclent l’UTMB (171 km) en 19 heures, Sylvain Court, champion du monde de Trail, gagne « l’échappée belle » (144 km) en 28, et Mochizuki Shogo termine en 30. Vous voilà prévenus.
Je rentre au Japon gonflé à bloc, et définitivement convaincu qu'il n'y a pas plus belle façon de découvrir une contrée, un pays qu'en participant à de grandes courses comme celle-ci. 

Depuis 4 ans que je vis au Japon, j'ai participé à de nombreux trails qui m'ont permis de visiter des régions magnifiques, rencontrer des tas de gens formidables et déguster de nombreuses spécialités locales. Je tente humblement de partager ces expériences afin de donner envie aux coureurs étrangers de venir ici au Japon pour le vivre. Mais une fois n'est pas coutume, c'est avec vous que je partage cette expérience de course en France. Cette « échappée belle » mérite amplement de figurer dans vos objectifs tant elle marquera votre expérience de trailer. Venez courir « l'échappée belle » vous ne le regretterez pas.

Rendez-vous l'année prochaine pour la finir ou la découvrir 😉 

Pour voir de belles photos de l'échappée, c'est par là:

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